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Infographie : Tournesols, quels enjeux ?

22 juin 2020

Le tournesol, connu pour son héliotropisme (mouvement en réponse à la direction du soleil), est principalement transformé en huile à forte teneur en acides gras oméga 6. Sa culture est largement répandue dans la région de la mer Noire, et l’avenir de l’industrie de l’huile de tournesol est tributaire des politiques régionales en la matière.

Les principaux exportateurs mondiaux de tournesol (Ukraine, Russie et Argentine) broient leur production localement en farine et en huile à des fins d’optimalisation des capacités industrielles et pour des raisons de nature politique (par exemple, taxes à l’exportation, accords commerciaux, etc.) Par conséquent, à long terme, les marges de l’activité de broyage seront soumises à l’évolution de ces politiques.

À mesure que la demande intérieure de composés alimentaires de qualité s’accroît dans la région de la mer Noire, la demande pour de la farine de soja ayant des propriétés nutritionnelles (par exemple une teneur plus élevée en lysine) se fait jour. Les ventes de farine de tournesol se trouvent par conséquent sous pression et l’agriculture se tourne davantage vers la culture du soja.

Enfin, les coques séparées des graines sont fréquemment utilisées dans les usines de broyage pour produire de l’énergie, assurant ainsi l’autonomie énergétique de ces dernières. Une fois transformées en granulés, ces coques trouvent des débouchés croissants dans l’UE avec le développement des marchés de la biomasse et de la bioénergie.

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Infographie : Le riz et ses enjeux

21 avril 2020

L’Asie représente pas moins de 90% de la production et de la consommation de riz à l’échelle mondiale. La culture de cet aliment de base pour la moitié de l’humanité est aujourd’hui confrontée à certains défis inhérents aux politiques visant à garantir la sécurité alimentaire et la rémunération des agriculteurs dans les pays les plus peuplés.

Pour commencer, il existe différentes variétés de riz et autant de façons de le traiter après la récolte. Sa consommation varie d’une région à l’autre : le riz étuvé est par exemple incontournable dans la cuisine indienne, mais très peu consommé en Chine et dans le Sud-Est asiatique. Ce facteur influence les routes commerciales en fonction des populations et de leurs habitudes culinaires (diasporas, etc.). Certains produits sont même associés à des régions spécifiques, à l’instar des brisures de riz particulièrement appréciées en Afrique de l’Ouest.

Le riz est principalement produit dans les pays émergents. Dans l’intérêt de la stabilité sociale, les gouvernements concernés doivent veiller à la sécurité alimentaire et trouver un compromis entre l’accessibilité du riz dans les zones urbaines et les revenus générés dans les régions rurales, qui détiennent parfois un important pouvoir électoral. Un large éventail de mesures s’offre à eux pour réguler les marchés : barrières tarifaires et non tarifaires, prix minimums, programmes de soutien, inventaires publics, etc. L’évolution de ces politiques et le prix relatif des autres céréales visées par les programmes alimentaires (principalement le blé) peuvent influencer le prix du riz.

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Covid-19 : BNP Paribas (Suisse) SA est fière de soutenir le programme du Conseil fédéral en faveur des PME

16 avril 2020

Le 25 mars 2020, le Conseil fédéral suisse a dévoilé des mesures pour aider les PME suisses touchées par la crise du coronavirus. BNP Paribas (Suisse) SA n’a pas hésité une seconde à rejoindre ce programme et témoigner ainsi de son soutien à l’économie locale.

Le programme se compose de deux types de prêts. Tout client demandant à bénéficier d’une aide au titre de ce dispositif doit déjà être client de la Banque :

  • COVID 19 : d’un montant maximum de CHF 500’000, ces prêts sont garantis par un cautionnement solidaire de la Confédération. Leur taux d’intérêt est nul.
  • COVID 19 Plus : en complément des prêts COVID 19, ces prêts sont d’un montant compris entre CHF 500’000 et CHF 20 millions (à hauteur de 10% maximum du chiffre d’affaires). Ils sont garantis à 85% par la Confédération, la Banque participant à raison de 15%. Le taux d’intérêt de la partie prise en charge par la Confédération s’élève à 0,5%.

Si vous faites déjà partie de nos clients, voici comment obtenir une aide :

  • Remplissez et signez le formulaire intitulé « Aide transitoire COVID 19 » ou « Aide transitoire COVID 19 Plus », disponible à cette adresse : https://covid19.easygov.swiss/fr/
  • Contactez votre Conseiller clientèle et envoyez-lui le formulaire signé, accompagné des documents demandés.

 

Informations supplémentaires :

https://covid19.easygov.swiss/fr/

https://covid19.easygov.swiss/fr/banques/

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-78572.html

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Infographie : Le coton et ses enjeux

20 novembre 2019

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Infographie : le colza et ses enjeux.

4 juillet 2019

Chaque mois un de nos experts sur les matières premières vous présente une infographie et ses messages clés. Aujourd’hui, le colza.

Alain Butler, notre expert en Agribusiness, nous présente aujourd’hui les enjeux autour du colza.

Quels sont les principaux producteurs ? Quel pays exporte le plus ? Que représente l’huile de colza pour le marché du biodiesel ? Découvrez presque tout ce que vous devez savoir sur le colza.

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Infographie : le blé et ses enjeux.

21 mai 2019

Chaque mois un de nos experts sur les matières premières vous présente une infographie et ses messages clés. Aujourd’hui, le blé.

Alain Butler, notre expert en Agribusiness, nous présente aujourd’hui les enjeux autour du blé.

Qui consomme le plus de blé, les humains ou les animaux ? Quels sont les principaux acteurs du marché ? Découvrez presque tout ce que vous devez savoir sur le blé.

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Financement du négoce international : la longue marche vers le digital

20 mai 2019

Ne blamez pas la technologie; ce sont la gouvernance, les responsabilités et la capacité à adhérer au changement les réels obstacles.

 

A y regarder de plus près, l’exécution des transactions de matières premières apparaissent un brin dépassés pour tout individu qui n’est pas familier du secteur. Les transactions reposent encore très largement sur le traitement  des documents papiers, et impliquent d’importantes dépenses en temps et en énergie pour réconcilier les informations entre les parties ou entre les différents outils informatiques utilisés par une même partie.

Nombreux sont les acteurs du secteur du financement du négoce international qui pensent que les transactions seraient plus aisées, plus rapides et moins coûteuses si elles se fondaient exclusivement sur les data. Eviter la redondance des données, connecter les outils, voilà qui devrait permettre de faire de belles économies. Il existe aujourd’hui un meilleur potentiel d’intégration entre l’exécution post-trade des négociants en matières premières et le financement de ces transactions. Le défi n’est pas tant de partager une vision commune à long terme, mais plutôt de prendre les dispositions qui s’imposent pour y parvenir.

A l’image des réseaux sociaux, les projets de blockchain créent de la valeur pour les utilisateurs pour autant qu’un grand nombre d’entre eux soient interconnectés. Ainsi, pour qu’elle puisse efficacement remplacer les échanges entre les banques dans le cadre du crédit documentaire, une solution de blockchain doit être adoptée par un certain nombre d’établissements. C’est pour répondre à ce besoin d’effet réseau que les banques ont développé les consortiums komgo, Voltron ou encore Marco Polo.

Un autre défi consiste à définir une gouvernance adaptée à ce type de structure. Du point de vue réglementaire, elles doivent respecter les lois sur la concurrence. Sur le plan économique, leurs modèles d’entreprises empiètent sur les processus de distribution et d’origination bancaire. A terme, on pourrait même voir des divergences se créer entre les intérêts des parties impliquées.

Malheureusement, il n’est pas possible de numériser en une fois tout un processus transactionnel qui implique un grand nombre de parties. Il faut donc commencer quelque part et ensuite, gérer la rupture. A un moment donné, les nouveaux processus doivent être connectés aux systèmes existants, ce qui pose de nouvelles questions. Par exemple, comment produire une version papier des documents de transport si votre client a acheté ces documents en version numérique, et que son acheteur souhaite recevoir ces documents en version papier uniquement ? Ici, l’idée est de définir une série de règles et responsabilités nouvelles, et de valider leur acceptation par toutes les parties prenantes, afin de gérer les limites.

Enfin, ces plateformes numériques doivent être connectées à l’infrastructure historique des banques. L’industrie bancaire a été l’une des premières à s’informatiser et ses systèmes informatiques dépassent l’espérance de vie observée dans bien d’autres secteurs. Compte tenu du coût d’implémentation lié à ces connexions, les banques doivent faire des choix, en ce qui concerne les ressources à allouer, les différentes plateformes disponibles, mais aussi la durée de vie résiduelle des outils à connecter.

Rome ne s’est pas fait en un jour et le financement du négoce international ne sera pas numérisé du jour au lendemain. L’adoption des méthodologies dites  agile et lean, qui impliquent les utilisateurs dans la conception des systèmes d’information, a déjà permis de réduire les délais de mise sur le marché. La conception a été améliorée elle aussi, grâce à une communication simplifiée entre utilisateurs et développeurs. S’il est capital pour une banque de maîtriser sa structure de coût afin de rester compétitive dans ce monde en perpétuelle évolution, elle se doit également d’être connectée à ses clients. L’heure est venue de se retrousser les manches et d’entamer la mise en place de ces nouvelles plateformes, en s’adaptant aux nouveaux défis qui se poseront inévitablement en chemin.

 

Article rédigé par Louis-Jérôme Monnier, Origination & Structuring Manager Agribusiness, BNP Paribas Suisse. Publié dans l’édition spéciale de l’Agefi consacrée aux matières premières en avril 2019.

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Nomination : Ariane Dehn, responsable de BNP Paribas Asset Management en Suisse

27 mars 2019

Le 18 mars dernier, Ariane Dehn a été nommée au poste de Responsable de BNP Paribas Asset Management en Suisse.

En tant que Responsable pays de l’Asset Management en Suisse, Ariane Dehn est en charge de la distribution de solutions d’investissement.

Avant sa récente nomination chez BNP Paribas, elle travaillait depuis 2001 pour Janus Henderson Investors à différents postes en Allemagne et en Suisse. Dans le cadre de ses dernières fonctions, elle était Responsable des ventes pour la Suisse alémanique et Responsable Autriche des clients institutionnels et de réseaux de distribution.

Elle est titulaire d’un diplôme d’Expertise en assurances et de Conseil en hedge funds.

« Je suis ravie de rejoindre BNP Paribas Asset Management. La forte orientation ESG et le large éventail de l’offre produits m’ont tout de suite séduite »

Elle est sous la responsabilité directe de Fabien Madar, Co-Responsable de la Distribution pour l’Europe et Responsable Europe du Sud de BNP Paribas Asset Management.

« Je suis très fier d’accueillir Ariane parmi nous. Elle apporte avec elle sa profonde connaissance du marché suisse, un atout fondamental qui nous permettra de développer des relations de confiance avec nos clients. »

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Le futur des voitures à carburants alternatifs

11 mars 2019

Disparition progressive des véhicules à carburants fossiles

Afin d’atteindre les objectifs environnementaux nationaux et internationaux, les constructeurs automobiles ont mis au point des voitures à carburants alternatifs.

En effet, de nombreux pays ont décidé d’interdire la vente de nouvelles voitures de tourisme fonctionnant aux carburants fossiles d’ici 2030-2040 : la Chine, la France, le Danemark, l’Inde, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suède.

Aussi, plusieurs villes telles que Auckland, Barcelone, Bruxelles, Le Cap, Copenhague, Londres, Los Angeles, Madrid, Mexico, Milan, Paris, Rome et Vancouver ont ratifié la Fossil Fuel Free Streets Declaration (Déclaration pour des rues « zéro carburant fossile »), s’engageant ainsi à interdire les véhicules polluants d’ici 2030. L’objectif est clair : réduire les émissions de CO2 qui proviennent des carburants fossiles, tels que l’essence et le gasoil, et qui participent au changement climatique.

Dans ce contexte, trois grandes alternatives aux voitures de tourisme fonctionnant aux carburants fossiles ont émergé : les véhicules électriques (VE), les véhicules électriques à pile à combustible (VEPC) et les biocarburants.

Véhicules à biocarburants

Les biocarburants, comme l’éthanol ou le biodiesel, sont des carburants alternatifs produits directement à partir de la biomasse (à partir de végétaux ou de déchets organiques). En théorie, les biocarburants sont neutres en carbone car le dioxyde carbone absorbé par les végétaux pendant leur vie est approximativement équivalent au dioxyde de carbone émis lors de la combustion du carburant. En outre, les biocarburants sont généralement classés dans les énergies renouvelables puisque les végétaux peuvent se régénérer rapidement.

En 2018, la proportion de biocarburants sur la totalité des besoins en carburant pour le transport était légèrement supérieure à 3 %. L’éthanol est le premier carburant fossile consommé dans le monde. Les principaux producteurs/exportateurs de biocarburants sont situés dans les grands pays agricoles (Brésil, Argentine et Indonésie) ou dans les pays appliquant une politique fiscale avantageuse à l’égard des biocarburants (États-Unis). L’Europe continentale est le principal consommateur/importateur de biocarburant.

Véhicules électriques (VE)

Les véhicules électriques représentent une alternative à croissance rapide aux véhicules utilisant des carburants fossiles. L’électricité consommée pour alimenter les moteurs de ces véhicules, qui peut être générée par différentes sources et notamment par des renouvelables telles que les énergies solaire et éolienne, est stockée dans des batteries. Aujourd’hui, la plupart des VE utilisent des batteries Lithium-ion en raison de leur forte densité d’énergie et de puissance, et de leur durée de vie utile avantageuse.

En 2018, les ventes des nouveaux VE à l’échelle mondiale ont dépassé les 2 millions d’unités (+70 % par rapport à 2017), avec environ 50 % des ventes enregistrées en Chine. Cette accélération est principalement due aux réductions de coûts importantes, aux meilleures performances des batteries et aux subventions gouvernementales dans certains pays comme la Chine. Aujourd’hui, la Chine, l’Europe et les États-Unis ouvrent la voie, avec la plus grande flotte de VE actuellement en circulation.

Véhicules électriques à pile à combustible (VEPC)

Les VE peuvent également utiliser une pile à combustible pour alimenter un moteur électrique à la place d’une batterie. La cellule à combustible utilise l’oxygène présent dans l’atmosphère et de l’hydrogène comprimé pour générer de l’électricité. Les seuls sous-produits de la conversion du gaz hydrogène en électricité sont l’eau et la chaleur. Si l’hydrogène est produit à partir de sources d’énergie renouvelables (soleil, vent par exemple), l’utilisation de ce gaz permet une mobilité sans aucune émission de CO2.

Fin 2018, les ventes cumulées de véhicules électriques à pile à combustible dans le monde ont atteint 10 000 unités. Trois modèles de VEPC sont proposés à l’exploitation commerciale et à la vente : le Hyundai Nexo, le Honda Clarity et le Toyota Mirai. En moyenne, ces modèles peuvent être rechargés en 3 à 5 minutes et couvrent une distance de 500 km (300 miles). Ces éléments sont largement plébiscites par les consommateurs. Toutefois, le niveau d’infrastructures est déterminant: davantage de stations de charge sont nécessaires pour promouvoir l’utilisation des VEPC. C’est l’enjeu majeur du moment.

Accélérer le déploiement des voitures à carburants alternatifs

Les alternatives présentées ci-dessus contribueront indéniablement à supprimer, au moins partiellement, les émissions de CO2 liées à la mobilité automobile. Un grand travail reste à faire, mais des progrès ont été réalisés et la dynamique va s’accélérer dans le sillage de la réglementation et de la demande des consommateurs. Compte tenu de son rôle déterminant dans le financement des produits de base, BNP Paribas peut participer à cette accélération en finançant l’ensemble de la chaîne de valeur associée aux biocarburants (de la production à la distribution) et les composants des batteries Lithium-ion (lithium, cobalt, manganèse, nickel et graphite) et en accélérant le développement de l’hydrogène en tant que vecteur énergétique.

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Infographie : le maïs et ses enjeux

Chaque mois un de nos experts sur les matières premières vous présente une infographie et ses messages clés. Aujourd'hui, le maïs. Alain Butler, notre expert en Agribusiness, nous présente ...

2 octobre 2018

Chaque mois un de nos experts sur les matières premières vous présente une infographie et ses messages clés. Aujourd’hui, le maïs.

Alain Butler, notre expert en Agribusiness, nous présente aujourd’hui les enjeux autour du maïs. Qui le produit le plus? Quels sont les nouveaux usages? Quel impact sur les BioFuels et l’Ethanol? Infographie sur le maïs   Pour découvrir nos autres infographies sur les matières premières, cliquez ici.